Alpinisme Le Mont Blanc

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Alpinisme : Le Mont Blanc

Dans ce nouvel article, avec le Mont Blanc en invité d’honneur, j’inaugure un format original “le reportage-photos”.

Suivez le Guide à la découverte de ce sommet mythique, rêve de beaucoup d’alpinistes amateurs ou confirmés.

Pas à pas, je vous donne les clés pour réussir le Mont Blanc dans les meilleurs conditions. Préparation, Sécurité, et PLAISIR Smile

C’est quoi le Mont Blanc ?

Randonnée ? Alpinisme ? Rêve ? ou Dure réalité ?

Le Mont Blanc est une ascension glaciaire en alpinisme “Peu Difficile”. Ascension sur de grands glaciers, avec piolet et crampons, et une corde. Pas une randonnée glaciaire comme on l’entend trop souvent. Vu le nombre d’accidents et d’échecs, il est important de se poser certaines questions avant de se lancer dans ce défi !

Suis-je prêt(e) ?

Physiquement, l’ascension du Mont Blanc est rude et fatigante, surtout si l’on est peu acclimaté, ce qui est en général le cas ! Elle se déroule en altitude, avec souvent du vent et du froid. On s’entraînera avant par de la course à pied, de longues randonnées en montagne, et idéalement, par quelques sorties en altitude pour une bonne acclimatation.

L’équipement

Il peut faire très froid ! Ainsi un équipement chaud est donc nécessaire (pas vos chaussures de grande randonnée : un certain nombre de personnes abandonnent en cours d’ascension à cause d’un froid “mordant” aux pieds!). On prendra donc de vraies chaussures de haute montagne chaude. Deuxième partie du corps à problème, les mains. De gros gants chauds ou des moufles sont indispensables si vous voulez profiter ou réussir l’ascension. Veste polaire, collant, et bien sûr pantalon et veste d’alpinisme coupes-vent et étanches.

Techniquement

Est-ce que j’ai les compétences pour m’engager sur ce type d’ascension ? C’est de l’alpinisme, avec un matériel et des techniques “d’alpinisme”. Ce n’est pas le Kilimandjaro, qui bien qu’à 5895m d’altitude, est une randonnée sur terrain caillouteux. Si non, prenez un guide de haute montagne, il en va de votre sécurité. Et il sera aussi là pour vous préparer, et gérer ces journées en haute montagne. Techniquement, sur le Mont Blanc, on progresse avec des crampons et un piolet dans des pentes moyennes, avec des passages raides par endroits. Quelques parties de l’arête des Bosses sont étroites. Dans la partie rocheuse de l’ascension, la montée au refuge du Goûter, on met les mains par moments ; c’est de l’escalade vraiment facile. Le plus délicat est de trouver le bon passage pour évoluer sur un terrain délicat sans faire tomber de pierres !

L’entraînement “Montagne”

On pourra faire un peu d’escalade en école, ou de petites courses rocheuses faciles. Pour le côté cramponnage, le glacier d’Argentière permettra de faire une école de glace pour ses premiers pas en crampons. Des petites courses neigeuses ou mixtes seront appréciables pour s’entraîner et s’acclimater à l’altitude. En programmant une ou des nuits en refuges peu de temps avant l’ascension du Mont Blanc, on sera fin prêt pour notre objectif.

Petit historique

Jacques Balmat

« … Deux hommes quittent Chamonix . Le soir, ils sont au sommet de la montagne de la Côte, où ils installent leur bivouac. Dès le lendemain, à 4 heures du matin, ils se dirigent vers le Grand Plateau. Balmat, gêné par les instruments scientifiques du Docteur, enfonce jusqu’aux genoux. Paccard, aveuglé par la réverbération du soleil, se cache le visage ; vers 5 heures de l’après-midi, ils sont repérés au sommet des Rochers Rouges par le Baron von Gersdorf qui les suit au télescope.

A 18 heures, ils sont au pied de la pente sommitale. Malgré le vent qui souffle en rafales, malgré la fatigue qui les oblige à respirer plusieurs fois entre chaque enjambée, Michel-Gabriel Paccard et Jacques Balmat trouvent la force de poser encore un pied devant l’autre.

Et puis, soudain, plus rien, plus rien que le ciel de Savoye, de France et d’Italie ; ils sont au-dessus du Monde, au sommet du Mont- Blanc. Il est exactement 18 heures et 23 minutes, ce 8 Août 1786.

C’est un moment important dans l’histoire de l’alpinisme. »

Le Mont Blanc : en 2 ou 3 jours ?

Depuis très longtemps, le Mont Blanc se gravissait sur 2 jours. C’est encore possible aujourd’hui, pour les personnes entraînées et acclimatées.

Mais pour profiter de ces moments magiques sur ce “haut” sommet, 3 jours me semble une bonne solution. On prendra plus le temps, sans avoir un horaire à tenir ! Et on sera moins fatigué, ce qui augmentera la sécurité.

Il y aura donc 2 nuits en montagne. L’idéal (et cela dépend des réservations en refuges) est de monter le premier jour au refuge de Tête Rousse (petite demi-journée tranquille). Puis le lendemain, au lever du jour, de monter au refuge du Goûter, de s’y reposer une heure (petite collation), puis d’enchaîner sur l’ascension du Mont Blanc. On redescendra dormir à ce refuge du Goûter. Et le troisième jour, tranquillement, on redescendra au Nid d’Aigle.

Avec cette solution en 3 jours, on ne marche pas de nuit (plus sympa pour les photos quand même !), et on arrive au sommet du Mont Blanc en début d’après-midi, où il fait en général beaucoup moins froid ! Que du bonheur Smile

L’ascension du Mont Blanc

Je vais vous décrire “presque” pas à pas l’ascension du Mont Blanc. L’itinéraire, les choses à savoir, les petites “combines”, pour que tout se passe dans de bonnes conditions.

Premier jour

1 Bellevue   2 Nid d'Aigle

Classiquement, nous prenons le TMB (Tramway du Mont-Blanc) depuis le Fayet, depuis Saint-Gervais-les-Bains, ou depuis le téléphérique de Bellevue aux Houches (pour les alpinistes venant de la vallée de Chamonix), jusqu’à son terminus, le Nid d’Aigle.

Si on doit monter au refuge du Goûter, on prendra le 1er train du matin ; on pourra ainsi marcher tranquillement, en faisant la pause de midi au refuge de Tête Rousse (5 à 6h de montée). Si on va uniquement au refuge de Tête Rousse, on prendra le train en milieu de matinée, car l’étape est courte (2 à 3h). On se reposera l’après-midi, tout en s’acclimatant un peu !

3 Aiguille de Bionnassay   4 Bouquetin

Depuis le Nid d’Aigle (2372m), le sentier caillouteux démarre en douceur, sous l’oeil de l’Aiguille de Bionnassay. Le rythme sera lent pour ne pas puiser dans ses réserves !

Il y a toujours des bouquetins peu farouches entre le train et le plateau des Rognes. Une chance pour les photographes.

5 Face NW Bionnassay   6 Jeune bouquetin

Au bout d’une heure de montée, on arrive au plateau des Rognes (2780m), un immense désert de pierres. C’est le moment de faire une pause.

7 Aiguille du Midi des Rognes   8 Plateau des Rognes

A l’Est, on aperçoit l’Aiguille du Midi (3842m) et l’Aiguille Verte (4122m). Et en face, l’Aiguille du Goûter (3863m) avec le refuge. Suivant la saison, ce plateau peut être enneigé ou uniquement rocheux.

9 Traversée Plateau des Rognes   10 Chamonix

Du plateau des Rognes

Traverser tout le plateau. En contrebas au Nord, la vallée de Chamonix ; et à sa gauche, face au massif du Mont-Blanc, le massif des Aiguilles Rouges.

Aiguille du Goûter   12 Eperon sous Tête Rousse

A la fin du plateau des Rognes, on va remonter un éperon rocheux facile (ou plus délicat par endroits si le sentier est verglacé). Quelques câbles permettent de se tenir pour passer certains passages exposés.

13 Montée au-dessus des Rognes   14 Glacier de Tête Rousse

En une heure depuis la plateau, on débouche devant le petit glacier de Tête Rousse, au pied de l’immense face du Goûter. Tout en haut, le refuge du Goûter brille en plein soleil.

15 Aiguille de Bionnassay et refuge de Tête Rousse   16 Refuge de Tête Rousse

Il restera à traverser ce petit glacier (facile s’il est recouvert de neige, ou avec les crampons s’il est en glace !) pour rejoindre le refuge de Tête Rousse (3167m).

17 Aiguille du Goûter   18 Crevasses Glacier de Bionnassay

Du refuge, on observera la trace qui passe par le dangereux “couloir du Goûter” et la face toute entière, pour en évaluer les conditions pour le lendemain matin.

Si l’on doit poursuivre et monter directement au refuge du Goûter, une belle pause “pique-nique” ou un plat chaud au refuge sera nécessaire.

Derrière le refuge, en contrebas, le glacier de Bionnassay est bien visible.

19 Intérieur Refuge de Tête Rousse   20 Départ de Tête Rousse

Le refuge de Tête Rousse est récent et confortable. Après le repas servi tôt, une bonne nuit réparatrice vous attend !

Deuxième jour

Le lendemain matin, le petit déjeuner pris tranquillement, une grande journée s’annonce. “La” journée que vous attendez depuis si longtemps !

21 Préparation départ Tête Rousse   22 Couloir du Goûter

Au tout début du jour, on s’équipe à l’extérieur du refuge (harnais, crampons, casque, corde). Un départ tôt permet de passer le Couloir du Goûter dans de bonnes conditions. Avec le froid et le gel de la nuit, normalement, les pierres ne tombent pas !Cela est beaucoup moins dangereux, et on progresse plus sereinement.

Et c’est parti pour les premiers mètres sur le glacier de Tête Rousse. La pente raidit rapidement et on se concentre. Quelques mètres en rocher avec les mains, et on attaque la traversée du Couloir du Goûter, attentifs aux moindres bruits ! Si le câble qui traverse le couloir est accessible (car proche de la trace), ne pas hésiter à longer sa corde dessus avec un mousqueton (sécurité en cas de chute de la cordée !)

23 Couloir du Goûter   24 Barrière des Fiz

Après le couloir, une série de câbles dans un terrain raide permet de rejoindre une belle trace qui mène au départ d’un éperon proéminent en plein milieu de la face du Goûter.

Le jour est bien levé maintenant, la barrière calcaire des Fiz prend les premiers rayons du soleil.

25 Eperon du Goûter   26 Refuge du Goûter

On remonte cette échine raide en mettant les mains, on sera ainsi à l’abri des chute de pierres (car sur la droite, où il y a des traces de passage, on sera plus exposé !).

Tout en haut, sur la crête, le refuge nous surveille Winking smile

27 Câbles Eperon du Goûter   28 Sous l'ancien refuge du Goûter

Suit une partie moins raide où la trace zigzague au mieux, puis vient la raide partie finale sous l’ancien refuge du Goûter, où des câbles ininterrompus aident à la progression et à la sécurité (partie un peu “physique” avec l’altitude).

29 Ancien refuge du Goûter    31 Aiguille de Bionnassay et refuge du Goûter

On arrive à l’ancien refuge du Goûter, fermé. C’est l’occasion de faire une pause. Sur la droite, le nouveau refuge est visible, devant la belle face Nord de l’Aiguille de Bionnassay.

31 Arête du Goûter   32 Aiguille du Midi et Aiguille Verte

Quelques mètres raides pour passer la corniche, et on se retrouve sur l’arête plate de l’Aiguille du Goûter, enfin au soleil Smile.

De l’autre côté, le glacier de Taconnaz plonge vers la vallée de Chamonix.

33 Crevasses   34 Arrivée au refuge du Goûter

Encore quelques minutes sans effort et on atteint le refuge du Goûter (3815m). 3h depuis le refuge de Tête Rousse.

35 Entrée du refuge du Goûter   36 Sous-sol de refuge

Devant le refuge, on quittera les crampons, puis on entrera au sous-sol pour y déposer le matériel technique (piolet, crampons, casque, corde, chaussures). Chaque cordée se trouvera un petit coin et groupera son matériel.

37 Salle à manger du Goûter   Refuge du goûter

Le nouveau refuge du Goûter est spacieux, moderne et confortable. Le gardien et son équipe sont accueillants et souriants. De quoi passer un bon moment reposant.

(Course sur 2 jours : les explications sur l’itinéraire sont succinctes ; elles seront plus détaillées plus loin pour une montée au sommet l’après-midi, donc sur 3 jours)

Course sur 2 jours

Si l’on est monté d’une traite depuis le Nid d’Aigle, on se reposera avant le dîner en prévision de la journée du lendemain !

39 Vue du Goûter sur Tête Rousse   40 Le soir tombe au Goûter

Depuis le refuge, on aperçoit 700 mètres plus bas le refuge de Tête Rousse. La soirée sera tranquille.

41 Coucher de soleil au Goûter   42 Départ de nuit

Les couchers de soleil depuis ce promontoire sont toujours exceptionnels (par beau temps !).

Le lendemain, en pleine nuit (vers 2h suivant le début ou la fin d’été), et après un petit déjeuner, il sera nécessaire de démarrer à la frontale!

43 Arête des Bosses   44 L'ombre du Mont Blanc

On gravira le Dôme du Goûter, peu raide, et en contournant la bosse sommitale par la gauche. Nous serons à 4300m d’altitude. Toute la suite de l’ascension est bien visible. Les premiers partis sont déjà loin devant !

Derrière nous vers l’Ouest, l’ombre du Mont Blanc se découpe sur la plaine.

45 Lever de soleil   46 L'arête des Bosses rosit

Une petite pause après 1h30 de montée, puis on redescend un peu jusqu’à l’immense col du Dôme (4236m). Si le vent est présent, il peut déjà faire très froid à cette altitude !

On remonte une pente raide pour passer devant l’Abri Vallot (4362m), puis on poursuit sèchement par l’ascension de la Grande Bosse (4510m). La suite de l’arête est plus ou moins fine par endroits.

47 Arête finale   48 Sommet du Mont Blanc

L’arête terminale peut être très fine ou large suivant la saison ou les années, on sera donc attentifs dans cette partie. Sur la fin, l’arête se couche et on arrive au sommet du Mont Blanc (4808m), vaste plateforme arrondie.

En faisant l’ascension sur 2 jours, on arrive tôt au sommet (autour de 7/8h du matin), il peut y faire très froid, autour de -10° à -25°. Un très bon équipement est souvent nécessaire.

Course sur 3 jours

Si, comme prévu, on enchaîne sur le sommet le même jour, on se restaurera un peu dans la salle à manger (le bar est toujours ouvertWinking smile)

Puis on retournera s’équiper au sous-sol pour poursuivre l’ascension. Normalement, il sera autour de 10/11h du matin.

49 Montée Dôme du Goûter    50 Dôme du Goûter

Au-dessus du refuge, remonter la raide pente de neige menant sur l’arête du Goûter et la suivre vers le Sud par de petites montées et descentes.

Puis attaquer les pentes douces du Dôme du Goûter, en contournant quelques crevasses. Nous serons bientôt à la hauteur de l’Aiguille de Bionnassay, vers 4000m d’altitude.

51 Aiguille de Bionnassay   52 Du Dôme du Goûter, le Mont Maudit

L’Aiguille de Bionnassay (4052m) a vraiment fière allure avec sa belle arête sommitale célèbre ! Et vers l’Ouest, le Mont Maudit (4465m) voit passer sous sa cime les cordées d’alpinistes venant du refuge des Cosmiques.

Vallot 4362 m - refuge et observatoire   54 Sous Vallot

Après une grande traversée vers l’Ouest pour contourner la bosse du Dôme du Goûter, on arrive enfin non loin du sommet du Dôme, à 4280m d’altitude. Une pause “thé chaud” sera la bienvenue Smile. 1h30 depuis le refuge.

Toute l’arête des Bosses est bien visible. On redescendra un petit peu sur le col du Dôme (4236m), puis on remontera la pente raide sous l’observatoire Vallot (le premier, avec son soubassement en pierres) et l’abri de secours Vallot (4362m), le plus haut.

55 Au refuge Vallot   56 Redémarrage de Vallot

On s’abritera dans l’Abri Vallot qu’en cas de froid et de vent violent pour une pause. Ce n’est pas un lieu de bivouac, mais un abri de secours !

De Vallot

En redémarrant de Vallot, on grimpera la partie la plus physique de l’ascension : la Grande Bosse (4510m). Raide et souvent avec de hautes marches, on restera concentré avec son piolet Winking smile

57 De la Grande Bosse   58 Corniche

Du sommet de la Grande Bosse, une petite descente permettra d’attaquer la montée suivante, en longeant une belle corniche. La petite arête qui suit est “souvent” la partie la plus fine et aérienne de l’ascension. Impossible de se croiser ! On empruntera cette arête lorsqu’elle sera libre !

59 Passage technique sur l'arête des Bosses   60 Mur technique

Plus haut et depuis quelques temps, une crevasse s’ouvre sur cette partie de l’arête des Bosses. Elle est plus ou moins facile à passer suivant les années ! Il y a même souvent un bout de corde fixe.

61 Crevasse   62 L'horizon s'élargit

La vue se dégage de plus en plus sur les sommets du massif du Mont-Blanc et sur les “4000” du ValaisSmile

63 La fine arête finale   64 Plus que quelques mètres

Encore une bosse, encore un plat, puis arrive l’arête finale. Cela me fait toujours penser à un “chemin vers le ciel”. Je suppose que mes clients pensent : “Un chemin vers le Paradis”.

Elle est aérienne et suivant la saison, plus ou moins étroite ; on sera sur son fil ou souvent à droite du fil, avec un bâton et un piolet (côté amont !) pour l’équilibre !

65 Au sommet du Mont Blanc   66 Le guide est content, les clients sont au sommet

Sur les derniers mètres l’arête se couche, et on progresse plus rapidement.

Enfin le Mont Blanc

Le sommet du Mont Blanc est là, plat ! C’en est fini de l’effort…

4808m, c’est magique Smile. 4 à 5h de montée depuis le refuge du Goûter.

Les alpinistes sont heureux et souvent émus !

Le Guide est content, ses clients sont arrivés au sommet !

67 Au sommet du Mont Blanc encore   68 Au loin, le Grand Paradis

4808m de bonheur !

En contrebas côté Italien, le Mont Blanc de Courmayeur (4748m). Et au loin, le Grand Paradis (4061m).

En arrivant en milieu d’après-midi au sommet, en plein coeur de l’été, il peut faire extrêmement agréable ! Il m’est arrivé de monter toute l’arête des Bosses en manches courtes, petits gants et casquette !

69 Belles montagnes   70 Le Mont Blanc de Courmayeur

Du sommet, la panorama à 360° est grandiose ! Le Jura à l’Est, au Sud, la Vanoise et les Ecrins, au Sud-Est le Grand Paradis, et à l’Est presque tous les grands sommets du ValaisSmile.

La descente

71 La descente   73 Pause bien méritée

Après un bon moment à contempler les Alpes, il est temps de redescendre ! On restera concentré pour descendre l’arête des Bosses. En 1h, on sera de nouveau à Vallot où on se permettra une pause casse-croûte bien méritée.

72 Au Dôme du Goûter   74 Retour au refuge du Goûter

Puis on plongera dans la descente du Dôme du Goûter pour rejoindre le refuge du Goûter. 3h depuis le sommet.

Troisième jour

75 Deuxième passage du couloir du Goûter   76 Bouquetins heureux

Après une bonne nuit réparatrice, on descendra tranquillement jusqu’au refuge de Tête Rousse, en passant le couloir du Goûter avant que les premières cordées du matin n’y arrivent. On sera plus tranquille pour évaluer le bon moment pour traverser !

Puis on repassera une nouvelle fois par les Rognes, où les bouquetins nous attendent Winking smile.

77 Les bouquetins   78 Retour au Nid d'Aigle

On arrivera au Nid d’Aigle en fin de matinée. 3h à 3h30 de descente depuis le refuge du Goûter.

Quelques repères

Coordonnées GPS Nid d’Aigle : E 329 317 N 5080 653   Refuge de Tête Rousse : E 330 177 N 5080 248   Refuge du Goûter : E 331 567 N 5079 792   Mont Blanc : E 334 201 N 5077 667

Altitudes : Nid d’Aigle : 2372m  Refuge de Tête Rousse : 3167m  Refuge du Goûter : 3815m   Mont Blanc : 4808m

Itinéraire : Aller-retour

Dénivelé : +2500m -2500m

Distance : 10 km (Aller)

Horaires : Montée : 10h00   Descente : 7h00

Matériel : Chaussures de haute montagne, veste et pantalon de montagne, gants chauds ou moufles, bonnet, harnais, casque, piolet, crampons, bâtons, corde, matériel de sauvetage en crevasse, lampe frontale

Carte : IGN 1:25 000 N° 3531 ET  ST-GERVAIS-LES-BAINS MASSIF DU MONT BLANC

 

Et maintenant, je donne la plume à de très bons clients en guise de fin (Texte copié-collé tel quel…) :

“Ce Mont Blanc, Jacques et moi, nous en avions envie, mais en même temps, nous nous disions : « tout le monde va au Mont Blanc. C’est surfait. Et puis, il y a la foule ».

Alors nous continuions notre apprentissage d’alpinistes amateurs en prenant toujours autant de plaisir en montagne, et en gardant dans un coin de notre tête cette idée…Et quand nous nous sommes décidés, nous avons calé une date avec François (une évidence pour nous !) en croisant les doigts pour des conditions optimales !

Et ce fut le cas ! 3 jours de beau temps en cette mi-juillet 2017 !

Tout s’est déroulé à merveille : une montée au refuge de Tête Rousse parfaite ; une montée sereine au lever du jour au refuge du Goûter, la traversée du couloir au petit matin se faisant en toute sécurité… puis le Dôme du Goûter… le refuge Vallot… l’Arête des Bosses… Autant de noms mythiques… et enfin, la gorge serrée, non pas à cause de l’altitude mais de l’émotion, franchir les derniers pas qui nous séparent du sommet ! Magique !

Et pas de foule ! Nous étions tous les 3 ! Un immense bonheur ! Merci François !

Et vive le Mont-Blanc ! C’est un sommet fabuleux, une très très belle course, une sorte de point d’orgue dans notre vie de “petits” alpinistes …”

 

Bien sûr, si vous ne vous sentez pas de partir seul, n’hésitez pas à faire appel au service d’un professionnel de la montagne.

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